Un début d'histoire

Elle regarde souvent le ciel avec son âme pour ne pas oublier d’où elle vient. Elle observe alentour avec une grande curiosité, tantôt amusée, tantôt nostalgique. Elle construit des maisons de mots, de mouvements, de papier et parfois de bois. Elle invite le monde qui s’étend devant elle à venir y prendre le thé.

Elle a les pouces bleus, et le bleu vient la trouver. Parfois elle l’appelle de son petit nom, Cosmos, comme les fleurs. Ça lui pousse des envies de planter de nouvelles idées chaque matin, de croiser les sourires, de mettre des jupes en hiver, d’oublier son parapluie et de lire devant la mer. Elle arrose la vie tous les matins d’un mot étonnant et d’un geste rare.

Chez elle, c’est plein de dessins, de livres et de silences. La lumière perce à travers les feuilles de bambou et emplit l’espace en dansant. Elle aime les corps, les matières et l’invisible. Ils tracent des pleins et des vides sur la page blanche du monde où elle écrit ses mille maisons de rêves.

• La danse

Elle découvre la danse contemporaine, enfant, avec Sophie Daviet à La Schola Cantorum, à Paris. Adolescente, elle participe à des créations avec plusieurs chorégraphes à L’Espal, au Mans. Puis elle suit la formation en danse contemporaine du Conservatoire de Caen avec Valentine Vuilleumier et Line Guillouet, où elle obtient son Diplôme d’Études Chorégraphiques. Elle prend part pendant plusieurs années à des stages et créations en France avec, entre autres, Sophie Daviet, Raphaël Soleilhavoup, Daniel Dobbels, Agnès Dufour, Brigitte Asselineau, Christine Gérard, Blandine Minot, Alban Richard, Elena Serra (mime) et May Kazan (danse soufie).

Dès 2014, elle chorégraphie plusieurs courtes pièces et performances. Elle monte la compagnie Le Monde Devant en 2017 et crée La petite princesse Météore, poème chorégraphique en duo avec la danseuse Alice Bounmy. En 2019, elle crée un quatuor mêlant danse, cirque, mime et poésie, Tout le monde veut lire le journal en même temps. La première de sa prochaine création, Si je murmure ici, aura lieu en octobre 2020, avec la musique live du Jaco Parmentier group. Elle prépare également pour 2021 une adaptation à la scène d’un conte poétique, Une lettre pliée en 7. Elle propose des performances dansées en extérieur avec des musiciens, des poètes, des paysagistes. Elle crée également des vidéos in situ mêlant danse et poésie. En parallèle de son travail de création, elle s’enrichit du partage avec les amateurs en proposant des ateliers et des stages.

• La poésie

Elle publie en 2011 un recueil de poésie Entre les racines du chêne vert et participe au sein du Collectif Le Temps des Rêves à la revue Pierres d’Encre, dont elle est par ailleurs directrice de la publication et maquettiste pendant 3 ans. Elle apprend sur le tas et le virus du livre la pique. En 2014, elle monte les éditions Paysages, petite maison d’édition artisanale qui publie des livres-objets de poésie illustrée. De 2015 à 2017, elle prend part à l’aventure des éditions Soc et Foc. Elle aime tant créer des livres que s’en suivent différents projets, notamment Mosaïque(s), Retour de Brume, Amour Bleu… Elle continue toujours à écrire, pour le spectacle vivant, des projets de publication et pour elle-même.

Si la danse est son langage premier, les mots en sont indissociables. Le texte est toujours présent dans les spectacles qu’elle met en scène, que ce soit à l’inspiration ou au plateau.

• Les images

La danse, les mots, les images… Autant de points de vue poétiques sur le monde qui se font écho, dialoguent et rebondissent.

La photographie et la vidéo naissent du côtoiement d’Isabelle Bussi avec qui elle découvre et aiguise son propre regard, tout en s’appropriant les aspects techniques. Elle les développe ensuite au sein de créations visuelles en collaboration avec d’autres artistes et pour des projets solo.

C’est en rencontrant les personnages visuels de Gaëlle Boissonard qu’elle commence à imaginer et créer des vêtements ainsi que des costumes pour le spectacle vivant, tout en se formant auprès d’une couturière pendant 2 ans.

Une option arts plastiques et l’artiste japonaise Michiko Yamada lui ouvrent le champ de l’illustration qu’elle explore notamment avec les encres, les aquarelles et les matières de papiers. Autant de médium qui la portent et l’enrichissent.