


D’ici à l’aube
Il y a cette trace, silencieuse et imparable
Le pin et l’aulne savent encore cette histoire
D’un espace-temps que nos voix ne rejoignent plus
Tu ne l’as pas encore perçu
Dans les vallées, les comètes et tes pupilles
L’air qu’on y respire est limpide



Lorsque tes pas ne laissent plus d’empreintes
Lorsque la silhouette au bout du chemin
A disparu
Souviens-toi
Des vallées profondes, des comètes bleues
Et de ses pupilles vives et douces
Souviens-toi
De ta voix qui roule sur les pierres, le lichen et l’eau claire
Le pin et l’aulne savent encore rejoindre
Le pays à l’aube




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Textes, photographies : Tinuviele Parmentier